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Mathilde et la pizza.




La question est : jusqu’où surprend-on le lecteur ou dans quelle mesure faut-il lui donner le cliché qu’il attend ?


La surprise, évidemment, est nécessaire. Mais trop de déstabilisation fatigue et l’originalité mal troussée rebute. Le cliché à petite dose rassure, repose, permet de ne pas lâcher prise. Pour ma part, j’adore les personnages de détectives ou policiers alcooliques et en rupture sentimentale. J’ai l’impression de bien les connaître pour les avoir si souvent rencontrés d’un roman noir à un autre, d’un film à une série. Mais quoi de plus cliché ?


Je suis en train d’écrire le 4e opus des aventures de Mathilde. Je vous situe la scène : elle vient mettre une pizza surgelée au four, s’est installée dans le jardin du manoir familial avec un verre de whisky et téléphone à Federico, son amant resté en Italie.


La première idée qui m’est venue, c’est bien sûr que tout à sa conversation, Mathilde oubliait la pizza… cliché évidemment, qui peut ensuite se développer facilement, la fumée, l’odeur qui s’échappe de la cuisine etc… Je peux me tromper, mais il me semble que si j’étais la lectrice, je m’attendrais à cette scène. Mais serais-je heureuse de la lire et de voir mon intuition confirmée, ou au contraire déçue de cette facilité ? Je doute.


Ma question est donc la suivante : à votre avis, Mathilde doit-elle ou non laisser brûler sa pizza ? Je compte sur vous pour m’aider à sortir de cette impasse !😄


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