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Bonne fête, le hareng ! C'est samedi 26 et c'est à Fécamp !


Voilà ! J'ai reçu le laisser-passer pour la fête du hareng à Fécamp :


Je serai donc samedi 26 novembre devant le musée des Pêcheries pour vous faire goûter à mon Hareng au sang !


Et pour vous mettre déjà dans l'ambiance, voici les premières lignes du roman :


"Les harengs sont partout, harengs grillés, harengs fumés, harengs marinés, harengs en salade et en galettes. Sur le Grand Quai, des tonnes de harengs se sont déversées comme s’il en avait plu, comme si une marée gargantuesque, submergeant les digues, les avait portés dans son flux puis abandonnés en se retirant, tout luisants et frétillants sur les pavés, dans des tonneaux, des cagettes, des paniers, des filets tendus partout dans la ville. Les stands se sont installés au pied du musée des Pêcheries et sur le quai Sadi-Carnot. Celui des majorettes, du club de rugby, de foot ou de cyclisme, dont les harengs, paraît-il, ont été pêchés à pédalo, ceux des associations qui restaurent de vieux bateaux, celui du lycée maritime… Tous vendent le même hareng grillé sur le même fût métallique transformé en barbecue, et tous ont leur stock de bois pour alimenter le feu tout le week-end. Hors de question de laisser s’éteindre les braises, il n’y a pas d’heure pour manger un hareng sur le pouce, avec un verre de blanc. Et puis, on se réchauffe autour des feux parce que le brouillard a du mal à se lever, à moins que ce ne soit la fumée qui s’accumule sur le quai. Elle râpe la gorge et irrite les yeux. Les habitués qui s’affairent autour des grilles chargées de poissons sont équipés en conséquence : lunettes de ski ou masque de plongée, sans doute piqués à leurs gamins. L’effet est plutôt surréaliste. Et pour en rajouter encore, dans la cour de l’ancienne boucane, on ne grille pas, mais on fume des filets. L’odeur du bois qui brûle finit par l’emporter sur celle du poisson, qui ne parvient plus guère qu’à constituer l’arrière-plan du paysage olfactif."

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